Tout va bien !

C’était ce samedi 12 septembre, jour de la fête du Saint Nom de Marie, que sortait le premier titre de l’Opus Sécession sur les internets, intitulé « Tout va bien ! »

Mais ce n’est pas de cette parution que je viens vous entretenir, très chers lecteurs… mais de ce qui eut lieu ce même 12 Septembre.

Contextualisons !
Nombreux semblaient inquiets, que depuis 40 jours, l’habituellement prolifique Troubadour de Notre Dame, ne battait plus les pavés des marchés, ne chroniquait plus plusieurs fois le jour pour parler de ses apostolats, se contenant d’articles, de phrases énigmatiques laissant entendre qu’il y avait un problème, mais qu’il était encore imprudent de révéler publiquement de quoi il s’agissait.
Deux de mes réseaux sociaux n’émettent plus depuis la Saint Laurent (10 Août), et même ceux de mes lecteurs et amis, qui parvenaient à me joindre en privé peinaient à m’attraper… Et quand ce fût le cas, je demeurais discret.

C’est une petite victoire pour la Gueuse (la République dite Française), après quatre années d’insolence, d’impertinence et de trouble au désordre public par ses apostolats, le trouvère qui chaque jour chansonnait dans les rues, son Amour pour Dieu et pour la Très Sainte Vierge Marie, et Son désir vivace de voir la république anti-chrétienne s’écrouler … est parti !

Le chansonnier contre-révolutionnaire mitraillant l’Hôtel de Ville de Saint Marcellin, durant un marché d’hiver.

Jamais, je me l’étais promis, je ne quitterai ma terre sans raison grave, jamais je ne déserterai le combat politique et spirituel sous prétexte de censure ou de persécutions supportables… je m’entendais même à dire à tous les soldats du Christ voulant s’en aller à cause des lois liberticides et de l’état pitoyable de notre société : « La France ça ne se quitte pas »… Mea Culpa !

Mais il y a une chose qui me semble à réfléchir plus déshonorant que de la quitter, c’est celle qui consiste à la boucler, à agir en républicain et en mondain pour justement éviter les problèmes… à ce compte la, pour sûr, il vaut mieux quitter le pays que de quitter son caractère de Chrétien.

La Providence n’a pas tardé, à me donner le certitude, preuve, menace et injustices subies à l’appui, que ce que m’avait dit naguère un ami était vrai : « La République, par ses nouvelles lois sur l’école, l’instruction, et les injections de poison aux enfants, veut rendre la vie d’une famille Catholique impossible ».
Il n’a pas fallu une semaine après la naissance de mon premier enfant, pour que je reçoive la première menace, franche et claire de ces suppôts de Satan, de nous l’enlever… Enfin… il y avait une issue de secours : accepter d’être contrôlé toutes les semaines, de se plier à leurs injonctions, de faire mine d’être comme tout le monde, et à terme, empoisonner nous même nos enfants en acceptant les vaccins (poison du corps), les scolariser à trois ans (poison de l’esprit), les éduquer en libertins révolutionnaires (poison de l’âme).

Vu que les délateurs (proches, « soignants », parents, opposants, faux amis …) ne manquent jamais en France, le dossier calomnieux monté contre ma famille, était épais. Cela allait tôt ou tard nous infliger le pire, à savoir, que notre enfant soit capturé par le réseau pédocriminel d’état, nommé « Aide Sociale à l’Enfance », qui prostitue 20 000 fillettes sur les 80 000 enfants qui lui sont confié chaque année, comme l’a récemment confessé l’ancien préfet de Marseille.

En Vérité, c’est une aubaine que nous soyons partis, car outre ces deux sujets que sont l’instruction et la santé, il est évident que tout, dans une éducation réellement catholique (prière quotidienne, modestie vestimentaire, correction, cadre, discipline, mépris de la société de loisir et de l’esprit du siècle, prohibition des écrans hors du devoir d’état, exaltation du surpassement, de l’effort, du travail, du sacrifice, de la course à la Sainteté etc…) , tout disais-je, est suspect d’hérésie antirépublicaine qui paradoxalement veut des enfants-rois, et en produit tant par leur idéologie exécrable.
J’ouïs tant d’exemples chez d’autres persécutés et exilés ; de signalements, de contrôles subits et procès perdus pour avoir éduqué leurs garçons comme des garçons (et non comme des pédérastes), ou leurs filles comme des filles appelés à devenir mère et épouse, ou à se consacrer au Bon Dieu… d’autres pour avoir simplement puni un enfant, ou pour les avoir instruit en famille. Certains ont eu le temps de fuir, d’autres se sont vu retirer ce qu’ils avaient de plus cher après Dieu avec l’inversion accusatoire de maltraitance des républicains sans Foi ni Loi.

Tous les prétextes sont bons, pour que la Gueuse vole nos enfants… les nôtres, pas ceux des autres. Pourquoi ? Parce que les autres, donnent de leur plein gré leurs enfants à la République, parfois dés la crèche pour que maman puisse faire carrière.
Ils les donnent de bon gré à l’école pour ne pas avoir à s’en occuper eux même… c’est pourquoi la République n’a pas besoin de voler les enfants des conformistes, ils lui appartiennent de fait par la propagande qu’elle leur inflige au lieu de les instruire.

Mon Adieu énigmatique, de Roybon, jour de la Saint Laurent de l’an de Grâce 2026

Revenons à nos moutons !
Je fus contraint pour demeurer certain de n’être point suivi, de détruire mon téléphone, le 10 août dernier, jour de ma fuite en Egypte… D’où mon auto-éviction des réseaux sociales auxquelles je n’ai toujours pas accès.
Modeste foyer, nous ne détenions guère de grands moyens financiers pour nous en aller à l’étranger tout de go, mais une âme Charitable nous prêta refuge quelques temps, au Sud du Royaume.


Nous cherchions de la bas, à trouver où atterrir hors des frontières françaises.
Des complices emmenèrent à ma planque, de quoi produire l’Opus Sécession en attendant le grand départ, ce qui fût un usage propice de ce temps d’attente quelque peu angoissant… Nous avions hâte d’être loin, de respirer, et de vivre ENFIN notre vie de famille sans la menace de la police pouvant débarquer à 6 heures du matin pour enlever notre bébé, ignominie déjà commise pour d’autres.

Guitare, Micro, Studio, Carabine, Chapeau Première Dame, Tout ce qu’il faut pour produire l’Opus « Sécession »

Le 11 septembre, comme évoqué lors d’une chronique sur Gloria.TV, je me suis à nouveau produit publiquement, la où je me trouvais, car je savais que nous prenions le départ ensuite, c’était un moyen de remercier cette terre d’asile pour un mois de ma vie de jeune père de famille. Et après vous avoir annoncé la sortie de « Tout va bien » pour le 12, l’après midi, je préparais le grand départ, car Dieu nous avait enfin trouvé notre Egypte.

Si je fais cette analogie, avec la fuite de Notre Seigneur dans les bras de Saint Joseph et de la Très Sainte Vierge Marie, ce n’est pas en vain.
Car comme le Sainte Famille, nous laissons derrière nous des Saints Innocents sous la menace d’Hérode. Comme la Sainte Famille, nous courrons confiant envers la Divine Providence vers l’inconnu qui pourrait effrayer, dépouillé de nos biens, de nos racines, de ceux qui nous sont chers … mais qu’importe, l’essentiel est sauf puisque nous sommes ensemble, et que le Pur Amour de Dieu règne en nos cœurs.

Arrivés le 13 Septembre sur nos nouvelles terres, d’un Royaume Catholique multi-séculaire, nous nous réjouissions du jour du Seigneur, et partagerions un repas autour d’une tablée composée de sept français exilés. Ainsi se terminait le Carême de la Sainte Croix.
J’inaugurais cette nouvelle vie, par l’honneur qui me fût fait de seconder le 14 septembre, jour de la Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, la confection, la manutention et l’érection de celle-ci, que vous voyez en bas à droite de la photo, pour dominer la colline qui nous sert de nouveau logis. Elle pesait son poids, mais à deux ce fût aisé, Notre Seigneur Lui, la porta seul après avoir été copieusement flagellé.

Ce ne sont pas mes doux Chambarands verdoyants, mais ces reliefs granitiques, ces orangers, amandiers, oliviers, avec à l’horizon l’Orient, sont un réconfort et une grâce. De même, les bonnes âmes qui nous ont permis de nous transporter et nous installer, sont un motif de réconfort et de reconnaissance au Tout-Puissant, en qui nous n’avons jamais perdu confiance dans les embûches permises par la malignité des uns, mais aussi par la délicatesse de Sa Providence qui par cela veut polir nos âmes.

Souhaitons, que comme la Sainte Famille, l’éxil soit un moyen de sanctification, qui nous permette d’un jour Leur ressembler un tant soit peu, car nous sommes coupables de la même chose que la grande partie des Catholiques peuplant cette terre : l’Eglise a besoin de Saints, et nous n’en sommes pas.

Puisse la Grâce nous conduire à le devenir,
Puisse mon entreprise chansonnière, littéraire et missionnaire, de mon Egypte, continuer à prospérer et à œuvrer pour la Restauration du Royaume que j’ai la tristesse d’avoir du quitter, par nécessité, pour un plus grand bien, pour la Gloire de Dieu et pour la sécurité des âmes qui me sont confiés.

Que Notre Dame des Sept Douleurs, que nous fêtons aujourd’hui, nous enseigne la pratique de toutes les Vertus Chrétiennes, et en particulier, la vertu des forts : La Patience dans les epreuves.

Louis-Antoine de Très-Loin, Servus Mariae

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