Espérant que la première capsule de l’Opus Sécession a ravi vos esgourdes, je m’en vais en expliquer le contexte pour éviter toute ambiguïté.
Non, le Troubadour de Notre Dame, n’est pas revenu à son anticlericalisme adolescent d’avant sa conversion. « Tout va bien dans le meilleur des mondes, le grappin de son venin inonde, le Clergé d’iniquité, jaloux de la félicité promise aux consacrés que la Grâce féconde ».
Au risque de choquer dans les Prieurés, Maisons Religieuses et Chapelles dans lesquelles je reconnais avoir beaucoup reçu, je tiens à lever le voile en précisant que mon attaque charitable ne s’adresse pas aux Modernistes (on ne tire pas sur une ambulance).
C’est bien à la dite « Tradition » au sens large que je m’adresse, car Saint Paul nous commande de nous exhorter les uns les autres, et je m’efforce de le faire avec le respect qui est dû à mes supérieurs.
Fortiches sont les prélats pour pointer du doigt les Modernistes, fortiches sont les sédévacantistes et autres » resistants » pour jeter l’opprobre sur la Fraternité Saint Pie X, tous veulent se distinguer par des positions théologiques diverses et variées, en faisant parfois l’Alpha et l’Oméga… La pour sûr, ils sont radicaux.
Mais quid de la correction ? De la fermeté ? De balayer devant sa porte ? Que dire des affiches à l entrée des chapelles disant de respecter la Modestie ?
Elles ne sont parfois pas conforme à la pudeur minimale qu’un Catholique se doit d’avoir, et quand bien même elles le seraient parfois, on laisse pourtant des scouts jambes et bras nues et des femmes en tenue indécente (voir même en habit d’homme) se rendre à la Sainte Table, alors que l’extérieur reflète l’intérieur et peut démontrer à lui seul que l’âme n’est pas disposée à recevoir Notre Seigneur Jésus-Christ.
Moi chef de famille, si je placardais sur ma porte d’entrée les règles en vigueur dans mon foyer, sans reprendre mes enfants quand ils les enfreignent, me lavant les mains, ne serais je pas qualifié de tartuffe ?
Une Bonne Soeur admirable, fort dévote à Notre Dame de la Salette me confiait : « Depuis 180 ans, que l’apparition a eu lieu, les prélats n’ont eut de cesse que de la rejeter« . J’ajouterai : certains ne la rejettent pas, mais n’en parlent jamais (sauf pour dire que Rome perdra la Foi), car c est un reproche pour eux.
Oui en 1846, Notre Dame en pleurs, à une bergère Dauphinoise d’heureuse mémoire confiait : » Les prêtres de mon fils sont devenus des cloaques d’impureté, il n’en n’est plus un qui soit digne d’offrir le Saint Sacrifice ».
Ce qui me stupéfait davantage, c’est Le Prophète Daniel nous avertissant qu’un jour « Le sacrifice perpetuel ne sera plus agrée »… Ce jour est il arrivé ?
Dans un vieil ouvrage (donc fiable), un grand Saint disait : « Si le prêtre ne corrige plus, considérez cette Chapelle comme perdue ». J’ai beau faire le tour du Royaume pour mon travail, et donc le tour des Chapelles, je ne trouve guère lieu qui ne me semble perdu…
J’exclus Monsieur l’Abbé Niko Orash, qui est le SEUL parmi les centaines d’Abbés que j’ai connu, à refuser des communions (sanction pédagogique), à faire voltiger les feuilles en bousculant les fidèles dans ses sermons, à nous tirer vers le haut ne se contentant pas de nous éviter l’enfer, mais bien de nous permettre de devenir des Saints, en rappelant l’exigence de la Vie Chrétienne ; « Chaque jour est un vendredi Saint », disait il…
On sent en cet homme, le mépris du qu’en dira t-on, l’Humilité qui saurait accueillir une correction d’un inférieur sans répondre « Il ne faut pas éxagérer » « Il ne faut pas être plus dur que le Bon Dieu », « Ceci n est pas un péché » ou encore « Laissez faire les prêtres » (pour ne rien faire ensuite).. Le seul également à reprendre les parents qui laissent les enfants manger des compotes pendant la Sainte Messe et qui chahutent (autrefois, les enfants n’étaient admis que lorsqu’ils étaient en capacité de se tenir tranquille sans troubler les fidèles venus prier), le seul également à admettre que la Communion Fréquente est une grâce qui ne doit pas être accordé au premier venu sous pretexte qu’il n’est pas en état de péché mortel…etc…
Zut, il n y aurait plus qu’un prêtre se comportant pleinement en Catholique en France ? Et ironie du sort, c’est un Autrichien… ce qui n est ni anodin, ni un hasard tant notre pays sue le Libéralisme et en imprègne même les familles dans lesquelles ont germé nos Abbés.
» ils ne savent pas ce qu’ils font «
C’est la seule excuse que je leur trouve, sincèrement, je fais la part des choses, j’ai connu des prélats édifiants dans certains domaines, le Sacrifice de leur vie est admirable, la fidélité à leur bréviaire et à leurs devoirs est méritoire, et c’est par eux que Dieu a permis que je sois un tant soit peu formé et dirigé, je ne veux pas leur montrer d’ingratitude et c’est ma Piété Filiale qui me fait écrire ces mots pour ne pas qu’Ils se perdent et qu’ils perdent avec eux leurs brebis.
Si un Abbé ne se sent guère visé par ce que j’évoque, tant mieux pour lui, c’est que je ne le vise pas, je n’ai pas la prétention de connaître tous les Prêtres du Royaume de France.
J’ai conscience de n’être qu’un laïc, et un pauvre pécheur, je reconnais ne point être exemplaire en toutes choses, je suis loin d’être un Saint, que le Seigneur me pardonne… Ceci étant dit, j’essaie de l’être malgré ma misère sans me voiler la face sur mes défauts et mes fautes, j’assume cette exhortation et j’espère une réponse à cette lettre ouverte de quelques évêques ou prélats.
Que l’on me corrige si je me fourvoie,
Que Dieu à notre sanctification pourvoie,
Par Sa Mère Immaculée,
Servus Mariae
