Je vous souhaite un heureux et fructueux mois du Très Saint Rosaire.
Que la grâce de Dieu élève notre nature blessée, et que notre Volonté nous fasse aimer prier le Rosaire entier, chaque jour durant ce mois, pour la Gloire de Dieu et le Salut des Âmes.
Ce que j’évoquerai aujourd’hui est à nouveau à cheval entre la vie publique, et la vie privée. Je n’aime guère évoquer la seconde, sauf si cela peut profiter à un grand nombre de frères en Notre Seigneur Jésus-Christ.
PRINCIPES & DOCTRINE
En premier lieu (2023), par l’étude et la prière, j’en venais en mes chants et en mes articles, à ce désir de cultiver dans les cœurs des fidèles lecteurs et auditeurs, l’amour du Roy et la haine de la Gueuse (la République dite Française, qui ne subsiste que par l’impôt et le labeur des paysans, d’où ce sobriquet).
Finalement, cette flamme qui m’habitait pour abattre cette dernière, ne me venait que de la théorie, mais c’est aujourd’hui en pratique, que je constate les fruits de celle-ci et que je mesure ce dont elle est capable pour prolonger son règne qui n’a pour seule fin que la perte des âmes.
Le Roy, à contrario, comme toute la Noblesse de France, avait jadis pour vocation d’incarner la Vertu, et d’ainsi inspirer le peuple. Il se devait de régir une société civile, avec des Lois favorables à notre Sainte Mère l’Eglise, pour faciliter le salut des âmes… Ce n’est donc pas à une personne, mais à un principe que le légitimiste doit d’attacher, ce n’est que par Amour du Christ Roy des Roys, et pour le règne de l’Esprit Saint sur la société, que l’on doit désirer une Monarchie Absolue de Droit Divin.
C’est par son éloignement de cette divine vocation, qu’a sombré la noblesse, en particulier à compter de la dite « Renaissance » (XVIème siècle).
La patrie, a pour principe unificateur le Roy, chaques Provinces doit bénéficier de ses droits, devoirs, privilèges, coutumes, langues et traditions, et ce qui fait l’appartenance à la France, est la sujétion au Roy, Lieutenant du Christ.
La Révolution a du substituer une mystique à ce principe, la mystique de la nation, qui a pour principe unificateur » La République une et indivisible « , la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, et le triptyque bien connu, devise de la Franc-Maçonnerie « Liberté, égalité, fraternité ».
Deux conceptions, se font la guerre et s’opposent, d’un côté « le Trône & l’Autel », le Droit Naturel, de l’autre « l’équerre et le compas », le prétendue droit de l’homme à compulsivement mettre sa liberté à la racine, plutôt aux fruits.
Celui qui aujourd’hui, n’est pas formellement dans l’appartenance à la franc-maçonnerie, l’est souvent par son idéologie que l’école, la télévision et les autres médias de grand chemin lui ont inséminé.
J’en viens à mon sujet : la Famille contre l’Infamie.
La famille est la première cellule de la société, elle en est la base, la patrie n’est qu’une « famille de famille ».
L’homme en est la chef, la femme en est le cœur, l’un dirige avec raison et subvient aux besoins matériels, l’autre éduque et communique la vertu par son rôle de soleil du foyer.
Le père décide pour l’intérêt général, il est Roy en son logis.
La mère en est la Reine et sa première conseillère, et le Roy avisé écoute ses conseillers.
Le père protège son épouse, sanctionne les enfants, instruit les garçons, donnant les facultés à ces êtres dépendants, de devenir un jour des adultes, connaissant le bien et le mal et pouvant subsister par eux même (avec la Grâce de Dieu), à leur tour.
La mère catéchise, instruit les filles, prend soin du foyer et de son époux, c’est elle qui véritablement change la société par son dévouement inestimable, c’est elle qui fait les hommes et les femmes de demain, elle est pourtant tournée en ridicule par l’ultra-féminisme ambiant.
C’est cette vision Catholique de la famille, que le monde moderne égalitariste rejette et combat, de toutes ses forces, nous en fîmes les frais avec les miens, et c’est ce pourquoi nous avons du subir l’exil.
LA REPUBLIQUE GOUVERNE MAL, MAIS ELLE SE DEFEND BIEN
Cette maxime, est d’Anatole France (1901) elle fut reprise par Charles Maurras.
Passons le premier point, nul n’est ici s’il n’est convaincu que la République gouverne piteusement… allons donc au second.
Je ne suis ni le premier, ni le dernier, contre qui la République entame une procédure de « placement des enfants ». Je me permets de vous partager cette lettre digne d’intérêt reçue à mon domicile français il y a peu.
Celle-ci est pleine d’inversion accusatoire, puisque c’est la république avorteuse, euthanasiste, prometteuse des mœurs les plus abominables (sodomites, libertines, adultères) et partisane du divorce qui demeure le fléau destructeur de nos sociétés, c’est elle qui se place en juge de l’intégrité morale de nos enfants.

Quels sont les devoirs des parents ?
– Elever des âmes pour le Ciel.
– Donner aux enfants, l’amour du Beau, du Vrai et du Bien.
– Nourrir, vêtir, soigner, aimer, éduquer, faire grandir ces âmes qui n’appartiennent qu’à Dieu, Créateur de Toutes Choses, et dont Il nous confie la charge.
Cela est parfaitement incompatible avec les deux poisons que la République veut à tout prix prodiguer à nos enfants :
– le poison sanitaire : injections à base de fœtus avortés, d’aluminium, d’ARN Messager, qui provoquent des cancers et diverses maladies tout aussi nocives, et qui même stérilisent et affaiblissent la création de Dieu. (22 injections en 18 mois pour les nourrissons).
– le poison spirituel : les damnables principes révolutionnaires transmis par l’école, qui vont contre la Loi Divine.
J’en reviens donc aux devoirs des parents ; devant le Seigneur, nul n’a le droit d’infliger de tels traitements aux âmes qui lui sont confiées, nul ne peut se laver les mains s’il permet que de tels ignominies atteignent ses enfants.
Lorsqu’on sait ce que cette société a produit, à savoir : des millions de cas sociaux, de drogués, d’alcooliques, de libertins, de dépressifs, de carriéristes, et de déséquilibrés qui se retrouvent à leur tour parents, il est cocasse de constater que c’est aux familles catholiques où les enfants ne sont nullement en danger que l’on colle des contrôles et des sanctions sur simple dénonciation.
Pour avoir publiquement évoqué ces sujets, nombreux parents, jeunes mariés, m’ont remercié de leur permettre d’anticiper et de prendre garde à ce que les services républicains n’attentent à l’intégrité de leurs enfants. Je ne fais que transmettre ce que j’ai reçu, d’autres chrétiens m’ayant précédé dans l’exil pour des raisons similaires, et faire profiter de l’expérience que ces épreuves m’ont permis d’engranger. Puisse cet article, par la Grâce de Dieu, profiter à d’autres.
CONCLUSION
« « Il est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents » Danton, 12 décembre 1793 à la Convention Nationale
Non mon brave, les enfants appartiennent à Dieu, et votre maître Satan, n’agit que par Sa Permission, pour éprouver les Justes.
Ne perdons pas courage, gardons l’espérance, méritons par nos prières et nos sacrifices, l’augmentation de notre Foi et de notre Charité.
Confions ceux qui nous persécutent à la Très Sainte Vierge Marie, Reine des Familles, pour qu’ils se convertissent et qu’un jour leur zèle pour le Mal soit un zèle pour le Bien.
Prions les uns pour les autres, restons soudés, car nous ne sommes qu’un petit nombre à vouloir vivre catholiquement, avec la radicalité qu’impose un tel caractère de chrétien… La voie du Ciel est étroite, celle de la perdition est large, aimons donc servir Notre Seigneur Jésus-Christ, en toutes choses, à la place qu’Il nous a attribué dans la société, quelles qu’en soient les persécutions qui en découlent.
Tenons bon la barre sous l’étendard du Bon Pasteur, qui fera plutôt un miracle, que de manquer à secourir ceux qui se confient en Lui, et cherchent toujours en premier lieu, le Royaume de Dieu.
Priez-pour nous, Saint Rémi,
Que nous fêtons aujourd’hui,
Œuvrons par Marie, en Marie, avec Marie, et pour Marie,
Servus Christi
