INTRODUCTION
Sans nouvelles de votre conteur depuis de longues heures, en droit vous vous trouvez de vous sentir inquiets des sentiers incongrus que j’ai pu emprunter pouvant légitimer ce languissant silence, que j’imposais soudain et en pleine conscience, à vous tous que je porte pourtant en mon cœur. en dépit de cette apparente torpeur.
C’est pour lever le voile sur ce léger mystère que je viens rendre compte par ces quelques vers, devant vous bienfaiteurs, lecteurs et confrères, qui supportait encore le turbulent trouvère.
Prosons, causons, cela sera plus clair !
24 décembre, Vigile de la Nativité du Seigneur, à bout de course car fort grippé, j’annonçais soulagé quelques jours de congés, après un ultime récital au marché de l’Albenc, supposé clôturer l’An deux-mille-vingt-cinq.
Je confesse avoir trahi ma promesse, car après m’être réjouis peu de temps en famille, je repartais hardi en terrain non conquis, prêcher dévotement pour la Vierge Marie. La liesse de Noël à peine consommée et sanctifiée par la Sainte Messe, je repartais comme en 40 et les récitals reprirent de plus belle.
Le 27 à Tullins, le 29 à Vinay, le 30 au Grand Lemps, le 31 à l’Albenc…
Au 3ème jour de l’an de Grâce 2026, à nouveau à Tullins, le 5 à Vinay, le 6 je soufflais fêtant l’Épiphanie, Fête d’Obligation avant le sinistre Concordat.
Le 7 à l’Albenc pour ne rien changer, le 9 à la Côte Saint André, le 10 entre Forez et Monts du Lyonnais tout près du Bourbonnais, le 13 à Hauterives, le 14 à Pont-en-Royans la où manquèrent de m’occire des antifas bruyants, le 15 à la Côte Saint André et le 16 à Saint Marcellin, pour la Saint Marcel…
Et en ce jour encore pour ma fête patronale, je chaussais mes souliers à une heure matinale, pour entonner gaiement en mon village natal, quelques envolées lyriques, royales et catholiques, afin de tenter par mes humbles cantiques de ramener à Dieu quelques ouailles perdus, et que la France Chrétienne pour plus longtemps perdure.
BÉNÉDICTIONS ET SOLLICITATIONS
Je vous souhaite à tous une Sainte Nativité, une Heureuse Année, une Joyeuse Épiphanie, que vous et ceux qui vous sont chers cueillent chacun de ces jours pour grandir en Vertu, en Grâce et en Lumière, avec l’aide de notre Dieu si Bon, si Grand, si Délicat et si Aimant, qui par Marie vous donnera tout, si vous Lui demandez humblement.
Je requiers vos prières, et vous assure des miennes.
Tous ensemble œuvrons pour la Restauration, d’une Société Chrétienne où de l’Ordre naît la Paix, de l’Amour naît la Joie, de la Piété naît la Prospérité, pour notre France blessée par tant d’iniquités, de compromissions, de trahisons, de subversion et de submersion.
Vous le savez, cette inspiration d’œuvrer par mes chansons, mes vers, mes récits et ma transpiration, des routes aux marchés jusqu’aux internets, demeure une voie étroite par laquelle je souhaite, investir mes lecteurs et mes contributeurs, à donner de leur voix, de leur temps, de leur cœur, pour faire rayonner ma modeste entreprise, afin que celle-ci toujours se pérennise.
Parlez-en à vos amis Catholiques, dissidents ou même apolitiques, qui pour x raisons se trouvent opprimés par la République. Sollicitez mes services pour quelques récitals, relayez mes écrits, commandez des disques si Dieu vous en donne les moyens sur ma page boutique… et ainsi 2026 verra naître de nombreux projets littéraires et chansonniers, pour vous ravir, vous réjouir et vous galvaniser.
Ce n’est guère par hasard que j’ai dû vous laisser sans nouvelles. Fraîchement propulsé Chef de Famille par notre Bon Seigneur, les exigences que vous devinez m’ont imposé de revoir ma copie, de me détacher un peu de l’entreprise pour accomplir mes devoirs premiers, m’imposant de trouver quelques travaux serviles, autres que celui d’humble chansonnier.

SÉCESSION
N’ayez crainte, quoi qu’il advienne, je ne vous prends guère en otage, Dieu bénira si je me rends digne, et jamais je ne compte démissionner de cette fonction organique si nécessaire à la restauration de la société, seul dépend de votre contribution, la qualité de mes futures prestations.
Troubadour, je le serai toujours, il s’agit d’oser… mais aussi de doser.
Je l’effleure souvent, 2026 sera si Dieu me prête vie, l’année du 3ème Opus de Louis-Antoine, qui intitulera éloquemment « Sécession ».
Apprenant des erreurs des deux premiers albums : élocution, diction, articulation, précipitation … j’ai à cœur de concocter (c’est fait) et de produire (tout reste à faire) un véritable florilège de chansons à texte, audible et accessible à tous, sourds et nonagénaires inclus, toujours engagé pour Notre Seigneur Jésus-Christ, Sa Sainte Église et la Contre-Révolution.
Sécession ? Mais qu’est-ce à dire ?
De mes recherches et de nouveaux amis que Dieu a mis sur ma route ces derniers mois, j’ai beaucoup appris, approfondi, mûri et réfléchi la crise sans précédent que traverse notre monde, qui plus que jamais semble n’être qu’une vallée de larmes dont seule la Béatitude Éternelle nous libérera.
L’un d’eux disait justement :
– « la Sainte Église Catholique et la Révolution, ne se serrent jamais la main. »
– « La République dite Française est le Corps Mystique de Satan ».
Ma conversion, la vie intérieure et l’étude m’en avait déjà convaincu, mais dans cette Crise de l’Autorité que nous impose l’Apostasie de la France et de Rome, il s’agit pour chacun de nous de méditer profondément ces deux propositions, et de « puiser dans notre seul baptême, une ligne de conduite à tenir » comme le disait Dom Gueranger.
Dieu ne nous laisse pas seuls, de la Clôture de la Révélation par Saint Jean en 98 à la « Renaissance » au XVIème siècle (je reste prudent), l’enseignement des Pères de l’Église et le Magistère des Papes nous est limpide et salutaire pour tenter d’y voir clair… mais si profond est le mystère qu’on ne sait guère où donner de la tête sans que Dieu nous éclaire.
La Sécession est donc politique et spirituelle…
Politique, car l’honneur l’exige, nous ne pouvons nous targuer d’admirer nos martyrs de la Révolution tout en crachant sur leurs tombes en se compromettant avec la Gueuse qui les a assassiné, avec leurs épouses et leurs enfants, en Vendée comme partout dans le Royaume de France.
Un Catholique véritable ne peut vivre en Républicain, en Mondain, en Libéral, d’un cœur sincère il doit chercher la Vérité et prier Dieu pour lui donner la Force, la Prudence et la Sagesse pour habilement s’y conformer dans nos actes du quotidien.
Spirituelle, car un Catholique doit puiser dans sa vie intérieure, le Courage de faire fît du qu’en dira-t-on, et en aucun cas ne ressembler aux autres, se conformer, concorder avec l’ennemi (suivez-mon regard). C’est en somme l’enseignement du Père de Montfort, « ne pas vivre, agir, penser comme les Mondains »… Il s’agît donc de faire Sécession de l’esprit de tiédeur et de conformité avec la médiocrité morale ambiante, que l’on rencontre malheureusement même dans nos Chapelles.
C’est ce que je compte expliciter plus en profondeur, dans mes prochains écrits et en particulier dans ce bouquet de chansons intitulé Sécession, qui verra le jour je l’espère avant le prochain hiver.
RÉVÉLATION
Une révélation troublante m’est apparue il y a peu, fraîchement converti, avec le soutien de la Grâce, l’aide de mes chers Abbés et de mon phare dans la tempête Monseigneur Marcel Lefebvre, j’ai abordé les sentiers tortueux de ce qu’on qualifie de Crise de l’Église, que j’aime plutôt à qualifier de « Crise des hommes d’Église ».
J’en venais et des certitudes sur la responsabilité écrasante du funeste Conciliabule Vatican II dans le changement de Religion qui s’est opéré au sein de « l’église visible et officielle ».
Nonobstant, mes recherches historiques me faisait sentir que le mal était plus profond, plus âgé qu’on le dît en milieu dit « Traditionaliste ». Je me refusais à conclure à une vacance du Siège de Pierre sans en avoir de preuve, même si cela paraissait fort probable… ou encore à me laver les mains en prétendant qu’après tout, l’Église de Pie XII était un paradis, et que soudainement celle de Jean XXIII et de Paul VI devenait un enfer.
Cela m’a valu bien des contradicteurs dans les milieux sédévacantistes, sédéprivationnistes, et totalistes, mais aussi au sein des chapelles de la Fraternité Saint Pie X où j’ai tout reçu de Dieu, où j’entendais régulièrement Abbés comme Fidèles me dire que « j’exagère ».
Oui j’exagère… malgré mes misères et la laideur de mes péchés, le Seigneur a mis en moi un Amour de la Vérité qui semble intarissable, et devant lequel je refuse de me voiler la face pour plaire aux autres, soient-ils fidèles, frères ou même Abbés, sauf le respect que je porte à la Dignité de leur Sacerdoce. J’exagère, et j’exagérerai, je m’y engage !
La révélation récente, qui semblera peut-être évidente aux plus aguerris de mes lecteurs, est qu’à tout mettre sur le dos de ce que l’on nomme « l’Église Conciliaire », tous n’allons pas au bout des choses en n’aboutissant par ensuite au premier mariage contre-nature contracté par « l’Église Concordataire ».
Il semble être tabou dans les milieux néo-traditionnalistes, ou cinquantistes comme dirait l’autre, que de constater ;
– Que Pie VII a serré la main de la Révolution, en la personne de Napoléon Bonaparte,
– Que Léon XIII par son ralliement, a causé aux Catholiques Contre-Révolutionnaires un mal indicible, les laissant persécutés par les libéraux au sein même des confessionnaux.
– Que Pie XI a fait baisser les armes aux Cristeros qui combattaient légitimement un gouvernement maçon, inique et criminel.
– Que Pie XII a donné un tremplin à Teilhard de Chardin pour répandre ses théories fumeuses sur l’évolution, que ce même Pie XII a ruiné 19 siècles de morale chrétienne sur le Mariage par sa lettre aux Sages Femmes et la planification familiale qui ne dit pas son nom qu’Il a autorisé et encouragé par une encyclique équivoque.
– Qu’aucun Pape (Saint Pie X inclus), n’a remis en cause le premier Concordat, et les centaines d’autres signés avec les états maçons… et que ces Papes dans leurs brillantes encycliques prêchent pourtant la Vérité, mais ne se l’appliquent pas à eux même par ces compromissions politiques et morales damnables.
Derrière ces faits, persiste en mon cœur une Piété Filiale, un désir d’obéissance aux autorités légitimes, une indulgence certaine pour ces hommes que j’ai nommé, car jamais d’où je suis je n’ai supporté de telles charges, comparé aux leurs. Sources à l’appui, je peux corroborer ces assertions, mais ce n’est pas la but de cet écrit, qui n’est que la Genèse d’un long discernement et d’un travail acharné qui m’attend en l’An de Grâce 2026.
CONCLUSION
Par tous les états par lesquels j’ai pu passé ces dernières semaines, de maladie, de confusion, de trouble, de doute, de pression… je n’en retiens que cette louange :
Béni soit le Nom du Seigneur !
La prière dissipe mes troubles, le travail et le devoir d’état rythment mon quotidien, la confiance en Dieu me promet d’autres Lumières si je reste fidèle au Saint Rosaire… Et le temps s’écoulant sûr d’être exaucer par ma Bonne Mère, Siège de la Sapience, des réponses jailliront infusés dans l’Oraison, éclairant mon obscure raison, me dictant enfin la conduite à tenir, pour demeurer Catholique en ce siècle de désolation.
Béni soit le Nom de Marie, Vierge et Mère,
Béni soit Saint Joseph, Son Très Chaste Époux,
Béni soit Dieu, dans ses Anges et dans ses Saints
Louis-Antoine, Servus Mariae

Bien dit l’ami, pas de compromission avec la gueuse, pas de compromission avec satan, pas de compromis avec la vérité, car il n’y en n’a qu’une.