Nous célébrons aujourd’hui la Pieuse Mémoire de Sa Majesté Très Chrétienne, Notre Reine Marie-Antoinette, assassinée par la Révolution.
Deux témoignages importants à ce sujet me sont parvenus aujourd’hui.
Tout d’abord celui, relayé par un confrère bien-pensant, de la dernière lettre à la Bienheureuse Elisabeth (sœur de S.M.T.C Louis XVI), dans laquelle Marie-Antoinette affirme avec toute la fougue et la Foi en Dieu qui la caractérise, qu’elle ne se compromettra pas à recevoir les Sacrements d’un traitre à l’Eglise Catholique.
« On m’amménera peut-être un prêtre (jureur) ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, je le traitrai comme un étranger ».
Elle exprime en cette même lettre, ses profonds regrets, la peine due à ses péchés, son amendement vis-à-vis du Seigneur, en somme ; une âme disposée à l’exercice de la Contrition Parfaite, exercice qui soulage et remet les fautes aussi efficacement que le Sacrement de Pénitence, lorsqu’aucun prêtre valide et licite ne se trouve à notre disposition.
Inspirant pour notre conduite à tenir face aux prêtres républicains, aux évêques républicains et aux faux papes républicains… Deux bonnes raisons, Catholiques, d’agir ainsi ;
– Notre Saint Père le Pape Pie VI a condamné l’idéologie des Droits de l’Homme (1791),
– Notre Saint Père le Pape Paul IV (1558), et notre Saint Père le Pape Pie V (1566) ont condamné les fidèles qui reconnaîtrons des autorités déchues parce que « Celles-ci ont dévié de la Foi ».
– Recourir à ceux qui font allégeance aux Républicains, Héraults des Droits de l’Homme contre les Droits de Dieu, en connaissance de cause, est une trahison, et tombe sous la condamnation de Paul IV & Pie V.
Conduite audacieuse de notre Reine, conduite encore pratiquée de nos jours, puisque j’ai entendu il y a peu, le récit fascinant des dernières heures, d’un monsieur provençal d’un âge respectable, dont beaucoup de faux catholiques se moquaient de son vivant car il était bossu. Cet homme sage et pieux, a refusé les sacrements d’un prêtre néo-traditionnaliste, à ses dernières heures, car il voulait mourir fidèle à Dieu, sans se compromettre avec un républicain (tous les concordataires le sont).
L’autre témoignage reçu me vient de notre cher ami la Frère Maximilien Marie du Sacré-Cœur, qui a déniché un ouvrage fascinant, sur les moyens pris par les amis de la Foi et de la Croix, pour faire pénétrer dans la prison de notre Bonne Reine, un véritable prêtre, fidèle, pour lui administrer les Sacrements.
L’historien Louis-Léon Théodore Gosselin (1855-1935), nous ouvre à une hypothèse très probable par ses travaux :
La veuve de S.M Louis XVI aurait bien reçu les derniers Sacrements, et même entendue la Sainte Messe, grâce à l’Abbé Magnin, revêtu d’un costume laïque.
Que cette hypothèse soit véridique, réjouirait mon cœur, tant cela serait Justice que de tels secours parviennent à celle qui connaîtra le martyr du corps, mais aussi le martyr de la réputation. Nous savons que la Reine Marie-Antoinette a subit de son vivant, et d’outre tombe, tant de calomnies sur son compte, véhiculées encore aujourd’hui dans les écoles républicaines… Calomnies, il faut le dire, qui ont toutes été réfutées par des historiens soucieux de faire un honnête travail.
Si cette hypothèse s’avérait erronée, je demeurerai cependant confiant; que Notre Bonne Reine martyre, loge au Ciel auprès de la Très Sainte Trinité, et qu’Elle intercède pour Ses Sujets, qui veulent voir les lys fleurir et trôner à nouveau au Royaume de France, pour que Notre Seigneur Jésus-Christ, et Sa Très Sainte Mère, puissent régner sur la société et sur les cœurs, par leur Lieutenant.
Fidelium animae per misercordiam Dei requisquant in Pace,
Servus Mariae
