Le Saint Rosaire : Sanctification des Justes & Marteau des hérésies

Haut les Chœurs chers lecteurs, nous fêtons aujourd’hui Notre Dame du Très Saint Rosaire.
Il est bien sûr, tout particulier de me trouver à Fatima pour cette fête, car il est connu qu’une fois de plus, Notre Reine et Mère a voulu y donner ce moyen pour résister aux assauts infernaux en ces temps apocalyptiques.

La dévotion au Rosaire, avait été révélée une première fois en France, en 1214, lorsque Saint Dominique fît le constat suivant :
l’hérésie cathare des albigeois, demeurait obstinée pour une raison majeure selon le Saint : les Catholiques n’étaient pas suffisamment édifiants (loin de là) pour attirer ces pauvres âmes à la conversion.
Il se retira alors dans une forêt durant trois jours, s’adonnant à une oraison continuelle et à d’austères pénitences, au point de tomber à demi-mort. Notre Dame lui apparu alors, et le lui révéla ainsi : « Voici mon psautier angélique ».

Saint Dominique ne tarda pas et se rendît en l’Eglise Cathédrale de Toulouse, et des faits surnaturels s’ensuivirent.
Les anges firent tintinnabuler les cloches de plus belle, et le prédicateur commença son sermon.
Le plus étonnant, au milieu de celui ci, le ciel se mit à gronder, un tonnerre terrible, et les Toulousains apeurés virent une image de la Très Sainte Vierge Marie s’élever en un lieu éminent de la cité. Elle cria vengeance au Seigneur, Elle demanda de châtier les hommes SI ils ne se convertissaient pas, et si ils n’embrassaient pas cette dévotion, pour Lui demander à Elle, qui est Toute-Puissante sur le cœur de Dieu, d’apaiser Son courroux.

Il y eût des conversions à foison, et on vît les Cathares de cette ville, abandonner leur hérésie pour regagner le sein de Notre Sainte Mère l’Eglise.
Nous nous souvenons aussi de Saint Dominique, parlant ainsi « Les parfaits (les cathares) se baladent pieds-nus, nos évêques sont à dos d’âne et plein de fastes ».
Une leçon qui aurait du être suivie à chaque combat contre l’hérésie, car la Justice exige de condamner ce qui relève de l’erreur théologique, tout en soulignant ce que le Catholique peut se reprocher pour remédier à la tentation des hérétiques de quitter la Seule Véritable Eglise, fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ce n’est malheureusement pas ainsi qu’agirent le clergé, trois siècle plus tard, après le Concile de Trente… Le protestantisme venait d’être condamné, il était grand
temps de se montrer exemplaire… mais, prenant la suite de Saint Pie V et de Sa Sainteté Paul IV. un candidat à la Papauté, notoirement libertin (il avait eu un bâtard) du nom de Grégoire XIII, fût élevé au Suprême Pontificat (1572-1582),
Ce dernier, fît de son fils illégitime l’homme le plus riche d’Italie… Que Dieu aie pitié de Lui.

Quelques décennies plus tard, advenait la crise janséniste. L’hérésie de Jansénius, aurait pu simplement être condamnée pour ses erreurs doctrinales, sans jeter le bébé avec l’eau du bain.
Malheuresement, les catholiques profitèrent de l’occasion pour taxer de Jansénisme, toute âme qui lui reprochait sa tiédeur par une exigence
spirituelle scrupuleuse. Nous le vîmes dans l’affaire de Port-Royal, où une grande partie des condamnés par l’opinion publique pour jansénisme, était en faite parfaitement catholiques. Blaise Pascal lui même en témoigna lorsqu’on lui reprocha ses sympathies avec ceux de Port-Royal.

Depuis lors, il est devenu, (comme aujourd’hui dans la néo-tradition), un sport national, que de taxer de jansénisme, quiconque veut simplement
demeurer catholique, exécrant comme il se doit tout compromis libéral, tout esprit mondain, toute frivolité, tout pacte avec l’esprit du siècle.

Ne pas confondre ce que je viens d’évoquer (XVIIème siècle), avec les magistrats français du XVIIIème, qui après la condamnation « Unigenitus » du Pape Clément XI (1713), arborèrent l’étiquète de Jansénistes, alors qu’ils n’étaient en réalité que des libéraux et des proto-révolutionnaires… tout comme leurs héritiers assermentés/constitutionnels (1791), arborèrent l’étiquette de Gallicans alors qu’ils n’étaient que des novateurs.

C’est à l’image de Saint Dominique, qu’il aurait plutôt fallut redoubler de prière, pour la conversion des hérétiques, la persévérance et la sanctification des Justes, par l’arme fatale qu’est le Très Saint Rosaire. Dévotion qui va bien sûr de pair, avec la pratique de la Vertu, de la pénitence et des œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles…
Sans cela, nous serions comme ceux de l’évangile qui crient « Seigneur, Seigneur ! », mais dont les œuvres ne suivent pas la Volonté du Père Eternel, ou comme celui qui va au banquet sans être revêtu de la robe nuptiale de la Charité (évangile de XIXème dimanche après la Pentecôte), et qui sera jeté dans la géhenne, car la Foi seul, et l’appartenance à l’Eglise Catholique, ne suffit pas.

Prenons donc cette leçon, et chacun à notre rythme, car l’exercice est difficile, tâchons de demander la grâce de dire dévotement notre chapelet
chaque jour, pour commencer, et de recevoir ensuite par cela, un plus grand amour envers cette salutaire dévotion, pour parvenir ainsi avec la Grâce de Dieu, à dire l’entier Rosaire quotidiennement… Car c’est, dît le Père de Montfort, une assurance presque infaillible de faire notre salut, et de convertir beaucoup d’âmes.

Que Dieu nous prête force, dans ce combat spirituel, par Amour de Notre Reine,
Et que par Elle, nous gravissions patiemment l’échelle qui nous mènera au Ciel,
où nous nous réjouirons auprès des Anges et de Saints, dans la Béatitude Eternelle.
Servus Mariae

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *